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Producteur de miel : L’Essaim de la Reine

Posté le 04/02/2020

Nous avons eu le plaisir de rencontrer Joanna Stiers, chargée du développement de L’Essaim de la Reine. Elle a rejoint son mari apiculteur, Romain Stiers, en janvier 2018 au moment où la marque se créait.

Bonjour Joanna, pouvez-vous, nous présenter L’Essaim de la Reine ?

Joanna : A la base l’Essaim de la Reine, c’est une entreprise qui a été créée par mon mari qui, au tout début du projet, travaillait à Darwin. Il avait en charge la filiale « green business » d’un groupe de BTP. Puis, il y a maintenant 3 ans, mon beau-père, qui était apiculteur dans le Gers, a annoncé qu’il réfléchissait à prendre sa retraite. Quand Romain a entendu ça il avait pleins de projets mais il n’avait pas envisagé l’apiculture. Quand il a décidé de lancer une réflexion, il y avait à Darwin un projet de Zone d’agriculture urbaine, il a pu s’intégrer dans ce projet et mettre des ruchettes. C’est ainsi que nous nous sommes ancrés, naturellement, à Darwin.

Le père de Romain avait 1500 ruches ce qui demandait beaucoup de travail et Romain avait envie de repenser la manière de travailler; Nous souhaitions moins de ruches et nous devions donc repenser la manière de valoriser ce que nous produisions. 

En parallèle, dès que nous parlions de notre projet, notre entourage nous disait que ça serait génial de proposer nos miels en pots car un bon miel local on n’en trouvait pas en ville. Nous nous sommes donc aperçus que les filières d’apiculture sont organisées de telle manière qu’il est plus facile de trouver un bon miel à la campagne qu’en ville. C’est là que nous nous sommes dit qu’on devait peut-être créer une marque.

Combien de ruches possédez-vous en Gironde ?

Joanna : Aujourd’hui, nous avons un peu plus de 400 ruches et la miellerie se situe entre Langon et Bazas, à l’abbaye du Rivet. Nous avons vraiment créé un projet de A à Z, qui est vraiment plus proche de Bordeaux.

Quelle quantité de miel produisez-vous par an ?

Joanna : En moyenne 10 tonnes par an. La météo et la santé de nos abeilles jouent sur la production.

Selon vous, quelle est la recette pour réussir un bon miel ?

Joanna : On ne fait, pour ainsi dire, presque « rien ». Notre rôle est, avant tout, de nous assurer de la bonne santé de notre cheptel et être à l’écoute des animaux et de la nature. Cela permet de comprendre où est-ce que ça peut mieller et trouver des emplacements où les abeilles trouveront les fleurs dont elles ont besoin pour bien se nourrir.

La récolte du miel, selon vous, est-elle vraiment éthique ? Est-il vrai que certains apiculteurs récoltent plus que ce qu’ils ne devraient, appauvrissant ainsi les ruches ?

Joanna : Je ne sais pas exactement ce qui se pratique, mais ce que je peux vous dire c’est que si vous prenez trop de miel, dans la partie qui est réservée aux abeilles, vous vous exposez à ce que l’abeille, l’année suivante, n’ait pas assez à manger et donc qu’elle ne soit pas assez en forme pour produire. Un apiculteur qui pense sur le long terme et qui a envie de produire bien et pendant longtemps se doit de laisser le miel aux abeilles et de veiller à ne pas les exposer aux pesticides.

Depuis quelques années on assiste à une hécatombe des abeilles et des petits apiculteurs, ce contexte vous inquiète-t-il ?

Joanna : Oui effectivement, c’est une vaste question. Je vais vous donner un exemple qui va un peu dans ce sens. Nous rencontrons beaucoup de personnes qui sont des apiculteurs amateurs. Mais de nos jours on s’aperçoit, que par rapport aux maladies qui se développent, ces apiculteurs amateurs ne sont pas suffisamment formés et donc chaque année leurs ruches meurent. Il ne faut pas encourager ces pratiques car tant qu’ils ne sont pas formés, les maladies se développent dans leurs ruches, ne sont pas repérées et elles prolifèrent dans les autres ruches. Par ailleurs, dans les ruches à proximité de zones avec des pesticides vous aurez beaucoup plus de mortalité que si vous les mettez sur des zones préservées. Les pesticides restent le facteur numéro 1 de cause de mortalité, avec le frelon asiatique qui n’est pas loin derrière.

Produisez-vous plusieurs sortes de miel ?

Joanna : Nous produisons que des miels monofloraux et nous en produisons 5 différents :
– Miel d’acacia de Gironde
– Miel de Bourdaine des Landes
– Miel de Châtaignier de Dordogne
– Miel de Tilleul de Bordeaux (miel urbain)
– Miel de Tournesol du Gers

Il existe une grande offre de miel, comment faire pour bien le choisir ?

Joanna : Pour choisir son miel, les apiculteurs ont l’obligation de donner sa provenance. Mais la règlementation fait qu’aujourd’hui vous pouvez avoir un pourcentage de miel français et le reste de miel étranger, tout en étant autorisé à mettre le petit drapeau français. La mention produit et récolté en France dans le sud-ouest, par exemple, c’est une mention encadrée juridiquement et vous êtes déjà certain que c’est un miel français. Pour choisir son miel il est important de pouvoir identifier le nom de l’apiculteur. Sur nos pots vous pouvez voir : Romain Stiers, apiculteur sud-ouest. Enfin vous pouvez avoir un doute sur la qualité du produit si un pot de 250g coûte moins de 5€ les 250g.

Une fois le miel bien choisi, comment doit-il être utilisé en cuisine ?

Joanna : Il faut savoir que le miel est un sucre naturel beaucoup plus puissant que les sucres raffinés. Dans une recette, il est préférable de remplacer le sucre par du miel (exemple : 100g de sucre à la place vous mettez 60g de miel). Vous aurez la même sensation sucrée gustative. On peut ainsi revoir nos ratios de sucre.
Nous encourageons les recettes qui n’entrainent pas de surchauffe du miel, car on peut détériorer les vitamines et les propriétés. On peut utiliser le miel pour tout, que ça soit sur des viandes, avec du fromage ou encore dans des cocktails. Le miel est un exhausteur de goûts extraordinaire.

Nous remercions Joanna d’avoir pris le temps de répondre à toutes nos questions !

N’hésitez pas à visiter leur site internet pour retrouver toutes les informations que vous souhaitez ainsi que les points de vente www.essaimdelareine.com. Vous pouvez également les suivre sur les réseaux sociaux : Facebook & Instagram.

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