La petite histoire du Paris-Brest

Le Paris-Brest, fait désormais partie des classiques de la pâtisserie française mais savez-vous d’où il tient son nom ?

En 1891, Pierre Giffard est rédacteur en chef du Petit Journal, un quotidien parisien vendu à un million d’exemplaires. Souhaitant démontrer la praticité de la bicyclette à tout le monde, il décide d’organiser une course de vélos de 1 200km à réaliser dans un délai de 7 jours.

Le premier Paris-Brest-Paris voit le jour. 211 cyclistes s’élancent le 6 septembre 1891, rue La Fayette, devant l’immeuble du Petit Journal.

Sur ce parcours, les coureurs passent par la commune de Maisons-Laffitte où le pâtissier Louis Durand a l’idée de rendre hommage à cette course au moyen d’une pâtisserie. Il créé donc un gâteau, de forme ronde avec un creux au milieu, représentant une roue de vélo.
Il est composé d’une pâte à choux fourrée d’une crème mousseline pralinée et parsemée d’amandes effilées. Sur les premiers Paris-Brest, des rayons en pâte à pain étaient placés sur le gâteaux pour représenter les rayons de la roue.

En 1930, le fils de Louis Durand, Paul Durand, a tenté de déposer un brevet sur la création de son père, mais le Paris-Brest était déjà largement diffusé au niveau national et sa demande fut rejetée.

En 2012, un sondage de TNS-Sofres, le classe en 15e position des desserts préférés des Français.

Le Paris-Brest a depuis été plusieurs fois décliné en Paris-New York, Paris-Nice ou bien encore en Paris-Metz (à l’occasion du lancement de la ligne TGV Paris-Metz).

La petite histoire de la pomme de terre

La pomme de terre fait maintenant partie de notre alimentation quotidienne. Mais ce ne fut pas toujours le cas !

En effet, ce légume originaire des Andes et cultivé depuis l’époque néolithique, a eu beaucoup de difficultés à se faire apprécier en France. Jusqu’à la fin du 18ème siècle, le peuple français se méfie car la pomme de terre, d’un point de vue botanique est classée parmi les morelles (Solanum) qui comptent parmi elles plusieurs plantes  vénéneuses ou réservées à un usage médicinal, on lui prêtait également la faculté de transmettre la lèpre et en 1748, un arrêt du Parlement de Paris en interdit la culture dans le nord de la France. Sa consommation est très localisée ou contrainte par les disettes.

À la fin du 16ème siècle, la pomme de terre est introduite dans les Vosges où elle y est cultivée de manière irrégulière. Puis, en 1757, elle est cultivée en Bretagne pendant une période de disette. En 1771, elle fut introduite dans le Périgord mais sans grand succès.

Antoine Parmentier

C’est grâce au pharmacien Antoine Parmentier, que la consommation de la pomme de terre se démocratise. Captif des Prussiens, durant la guerre de Sept Ans et libéré en 1766, il découvre les vertus nutritives de la pomme de terre qui était la principale nourriture des prisonniers.

À la suite des famines survenues en France en 1769 et 1770, l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Besançon et de Franche-Comté lance en 1771, un concours ayant pour thème : « Indiquez les végétaux qui pourraient suppléer en cas de disette à ceux que l’on emploie communément à la nourriture des hommes et quelle en devrait être la préparation ». Le 24 août 1772, c’est le mémoire de Parmentier qui remporte le premier prix et la Faculté de médecine de Paris déclare la pomme de terre sans danger, ce qui lève l’interdiction de 1748.

Le Roi Louis XVI, entouré de sa cour et s'adressant à Antoine Parmentier

Le 31 mai 1785, alors que la sécheresse touche de nombreuses régions françaises, le roi Louis XVI ordonne de publier une « Instruction sur les moyens de suppléer à la disette des fourrages, et d’augmenter la subsistance des bestiaux ». Il y est mentionné que « les pommes de terre et les diverses espèces de choux et de navets, forment une excellente nourriture pour le bétail, et surtout pour les vaches, auxquelles elles procurent un lait abondant et de bonne qualité ».

C’est à ce moment-là, que Parmentier réussi à obtenir l’appui du roi Louis XVI et de ses conseillers pour inciter la population à consommer des pommes de terre. Il met en place un stratagème consistant à faire garder les champs de culture de pommes de terre dans la plaine des Sablons, donnant ainsi l’impression qu’il s’agissait d’une culture précieuse, uniquement pour les nobles. La garde étant levée la nuit, la population en profitait pour voler les légumes et ainsi contribuer à leur diffusion dans le bassin parisien. Le roi Louis XVI, qui porte la fleur de pomme de terre à la boutonnière, le félicite en ces termes : « La France vous remerciera un jour d’avoir inventé le pain des pauvres. »

La pomme de terre est désormais appréciée par les élites, ce qui lui vaut d’être surnommée le « légume de la cabane et du château ».